Préparation au Semi-marathon de Genève 2005
Poussée gentiment par un collègue qui me dit, « tu sais, au printemps prochain, il y a le 1er marathon de Genève ». Comme il vient de l’étranger, il ne sait pas qu’il y a eu d’autres, il y a plus de 15 ans, même moi je ne m’en souviens pas. A ce moment-là, les personnes qui pouvaient courir une telle distance, me semblaient soit des sportifs d’élite, super entraînés depuis l’enfance, soit des zombies venus d’une autre planète.
Après quelques lectures (Jogging international entre autre), je me fais un plan d’entrainement sur 22 semaines de 4 séances en vue de me préparer pour un semi et le commence dès le mardi suivant avec accompagnement de mon mari à vélo pour mesurer un parcours typique dans mon village et entame les séances de fractionné. Le jeudi suivant apparaît une douleur à la cheville gauche et au genou droit. Cette douleur réapparait au cours de séances suivantes, ainsi qu’une fatigue grandissante. Je vous vois sourire avec indulgence et vous en remercie. Evidemment, la néophyte a oublié : la récupération INDISPENSABLE après une course. S’en suit une période de tâtonnements, de doute, de découragement.
Pour me remotiver, je m’inscrits au semi de Genève. Fêtes de fin d’année obligent, je prends la résolution d’aller voir un médecin dès le début janvier. Diagnostic inflammation des tendons du genou due à jambe gauche plus courte (c’est pas un scoop, je l’avais juste oublié) et pieds plats (ça c’est nouveau). Donc petit tour chez le podologue, confection de semelles orthopédiques et repos. Re-essai prudent avec les semelles, ça coince toujours au bout de quelques minutes. Essaie de me couvrir davantage les jambes, il faut dire qu’il fait plutôt froid, et d’acheter des chaussures avec un peu moins d’amorti mais plus de stabilité. Ensuite, deux semaines exceptionnelles de monticules de glace m’empêchent réellement de sortir. Je trépigne puis décide de m’acheter un tapis de course pour pouvoir m’entraîner quand j’en ai envie.
En attendant de le recevoir, je refais des tentatives mais cours tellement crispée qu’une élongation au mollet gauche m’oblige à un nouvel arrêt d’une semaine. Pendant tout ce temps, je vois mon plan défiler sans moi et commence à re-douter d’être prête pour la course. Pour me sortir de mon isolement, j’essaie de rejoindre le groupe des débutants des Gobe-bitume du Stade de Genève, qui court par tous les temps le samedi matin. Ce petit-groupe à géométrie variable est super sympa et m’encourage gentiment sur un parcours vallonné d’environ 10 km mais après deux tentatives, je trouve leur rythme un peu soutenu pour moi et préfère continuer ma préparation à mon rythme, seule.
L’arrivée de mon tapis de course fin février me permets de renouer avec plus de régularité et de finir de soigner mes articulations. Mi-mars, avec l’allongement des journées, je commence à rentrer du travail 1 fois par semaine en courant. La distance de 8 km se déroule en partie sur le tracé du futur marathon et me permet de concilier déplacement et préparation en milieu urbain. Lors de mes sorties longues du week-end, j’adopte un rythme de 30’ de course, 2’ de marche avec ravitaillement. Les sensations sont bonnes et je commence à me dire que ça devrait jouer pour arriver au bout des 21 km. J’ai un peu de mal avec la vitesse et n’en fait pas trop. Pour le moment, je préfère bâtir mon endurance. Mon but premier étant d’arriver, c'est-à-dire de franchir les 17 premiers km avant qu’ils ne nous arrêtent.