Débuts en CAP
Un dimanche 8 août 2004 à 9 h du matin, je commence la course à pied par quelques mouvements d’échauffement, une série de 7 fois deux minutes de course alternées avec deux minutes de marche puis quelques étirements. Le tout dans la campagne autour de ma maison. Baladeur MP3 sur les oreilles pour minuter les séances car je n’ai rien d’autre.
Très progressivement au fil des semaines, en suivant les conseils et le programme trouvés dans « initiation et pratique de la course de fond » de S. Fishpool j’augmente régulièrement la durée de course pour arriver le 27 octobre à faire 30 minutes de course d’affilées.
Première course : Course de l’Escalade le 4 décembre. Cette course mythique genevoise se déroule dans la vieille ville avec beaucoup de pavés, de trottoirs, de montées et descentes raides et surtout beaucoup de monde et de bousculade. S’enchainent au cours des 6 semaines précédentes des entrainements collectifs dans différents lieux du canton. Lors du premier, assez vallonné, je n’arrive pas à finir la boucle de 5 km sans marcher un bon moment dans les montées. Au deuxième les 5 km sont avalés confortablement en 40’, au 3ème, c’est en 34’.
Le cinquième se déroulant dans ma commune, le péché de l’autochtone m’empêche d’écouter correctement les consignes et je me retrouve sur la boucle du 8 km(jamais encore parcouru une telle distance) que je finis en 50’. Le dernier entrainement (sur les lieux de la course) constitue un bon test et une reconnaissance des lieux. 32’ semblent de bonne augure pour la course de la semaine suivante puisqu’après un repos relatif les quelques jours avant, le samedi 4 décembre je réalise ma première « performance » avec 28’31’’ en ayant pu gérer la distance et accélérer durant le dernier quart de la course. Un premier sentiment de fierté et de réalisation de mon objectif.
Durant ces semaines, j’ai senti un changement dans mon corps et dans ma tête. Je regarde mes pieds, mes jambes avec un respect nouveau. C’est grâce à eux que j’arrive à accomplir quelque chose qui me semblait inatteignable il y a encore quelques mois. Mon cœur et mon souffle se développent également et me permettent maintenant une meilleure récupération, une bonne oxygénation, y compris dans la vie de tous les jours. Sans parler du bien-être psychologique ressenti au retour d’une sortie automnale froide et humide lorsque, sous la douche chaude, on revoit le parcours et tous les détails qui l’ont jalonné.