Reportage photo
Grasse matinée qui me permet de récupérer complètement de la fatigue du voyage. En plus, le soleil est revenu sur un Kaboul lavé de sa poussière. Pour ne pas déroger à notre tradition, nous allons bruncher au Serena. Cette fois cependant, devrait être la dernière pour Amin qui repart dimanche à Londres. Il va faire particulièrement honneur aux desserts et on voit bien qu’il essaye d’emmagasiner un maximum de souvenirs. Il est heureux de partir mais a déjà la nostalgie de ce pays attachant en diable et mitraille tout ce qu’il peut avec sa caméra.

J’ai cependant la sensation que son départ n’est que provisoire et que nous le reverrons un jour ou l’autre. Nous l’espérons tous car nous formons une équipe efficace fort sympathique et son humour, son intelligence et sa culture vont nous manquer.
Dans l’après-midi, nous l’accompagnons pour aller photographier quelques boutiques tout prés du bureau.
Il aura même
l’honneur d’aller filmer toute la fabrication du naan, de l’eau et la farine à la sortie du four des naans allongés odorants et fort appétissants. Le propriétaire est heureux et fier de lui montrer tout cela et voudrait même nous offrir un naan tout chaud et du thé. Dommage que nous ayons tant mangé auparavant. Nous achetons quelques fruits pour la guesthouse et sur le chemin du retour, Shams ayant besoin d’un petit rafraichissement, nous allons tous ensemble chez le barbier pour une coupe de cheveux et un entretien de la barbe. Le jeune coiffeur de 20 ans a appris son métier pendant 6 ans au Pakistan et il est ahurissant de voir avec quelle rapidité et précision il officie dans une boutique seulement éclairée par une lampe à gaz. Amin, impressionné lui confie également sa chevelure, faisant ainsi une infidélité à sa coiffeuse londonienne qui est en fait une ingénieure refugiée originaire de Kaboul. 